Contexte de l’opération #Wings4Sea

L’opération #Wings4Sea découle d’un projet plus global, le projet Diable de mer. Ce projet de sciences participatives porté par l’association Ailerons depuis 2009 a pour objectif de récolter les rares observations du Diable de mer méditerranéen, Mobula mobular, le long des côtes françaises. Près d’une centaine d’observations ont ainsi été obtenues grâce à Ailerons, ses partenaires associatifs et les usagers de la mer impliqués. Toutes ces données ont été partagées à la communauté scientifique et aux gestionnaires d’Aires Marines Protégées intéressés (MNHN - INPN, Parc Marin du Golfe du Lion, etc.). Mais compte tenu de l’urgence de la situation, ce programme de sciences participatives n’est plus suffisant. L’association Ailerons a décidé d’aller plus loin avant qu’il ne soit trop tard. C’est ainsi qu’est née l’opération #Wings4Sea, l’idée folle d’un projet inédit basé sur une collaboration multidisciplinaire entre une association de défense des espèces marines (Ailerons), une spécialiste mondiale de la biologie et du comportement des raies mantas et de ses cousines (Lydie Couturier), des développeurs et pilotes de drones engagés dans la protection de l’environnement (D.A.D) et une entreprise d’analyse automatisée d’images aériennes pour des suivis environnementaux (Wipsea). L’équipe n’a désormais plus qu’un objectif en tête, mettre toute son énergie et ses compétences au service de la conservation du Diable de mer méditerranéen.

Objectifs de l’opération #Wings4Sea

L’opération #Wings4Sea cible spécifiquement l’amélioration des connaissances sur le Diable de mer méditerranéen, cousine de la raie manta tropicale aujourd’hui méconnue et de surcroît menacée d’extinction. L’objectif final de l’opération est de mener une campagne au large des côtes méditerranéennes françaises au sein du sanctuaire marin Pelagos durant la période la plus propice à l’observation de l’espèce. Les principaux objectifs du projet sont :

  • de tester pour la première fois la mise en œuvre de drones associée à l’analyse automatisée d’images pour l’observation et l’étude d’une espèce méditerranéenne du grand large en voie d’extinction
  • de poser pour la première fois une balise satellite sur un Diable de mer méditerranéen Mobula mobular dans le sanctuaire marin Pelagos
Wings4sea Ailerons drone requin raie La mission permettra également de connaître le potentiel de ces technologies pour le suivi d’autres espèces méditerranéennes menacées comme les requins, les baleines, les dauphins ou encore les tortues marines.

L’opération #Wings4Sea constitue une première étape qui doit permettre le développement d’un protocole scientifique reproductible à grande échelle basé sur l’utilisation de ces technologies innovantes.

Le projet permettra non seulement d’apporter aux scientifiques, aux politiques et aux gestionnaires de nouvelles données sur les espèces en danger mais surtout il permettra de proposer de nouveaux outils et protocoles adaptés à l’étendue et aux enjeux de conservation du grand large.

Pourquoi utiliser des drones pour étudier Mobula mobular ?

Du fait de sa rareté, il n’est pas possible d’étudier Mobula Mobular selon les méthodes traditionnelles utilisées par les biologistes marins que ce soit en plongée sous-marine ou en bateau lors de comptages en mer. Les programmes de sciences participatives tels que Diable de mer sont relativement longs pour acquérir suffisamment de données. Seuls certains suivis aériens ponctuels en avion ont montré des résultats exploitables rapidement mais leurs coûts exorbitants ne permettent qu'une revisite tous les dix ans, délai trop important pour une espèce en voie de disparition. L’usage de drones, moins coûteux, peut lui être compatible avec la mise en place de suivis annuels répondant aux enjeux de conservation de l’espèce.
diable de mer drone

L'opération #Wings4Sea au secours du Diable de mer méditerranéen!

Faible coût, longue portée, autonomie record, capteurs photo et vidéo Haute Définition, acquisition de milliers d’images géoréféréncées, discrétion, les drones possèdent tous les avantages pour devenir, en complément des balises satellites déjà existantes et de plus en plus performantes, les outils de suivi des espèces rares de demain. Opérés depuis un bateau au large, ils pourraient permettre de couvrir plusieurs dizaines de kilomètres par jour à la recherche des diables de mers.

Voila pourquoi l’association Ailerons s’est lancée dans cette aventure de haut vol et a désormais besoin de vous. Étudier pour la première fois une espèce méditerranéenne en voie d’extinction grâce à l’association de la technologie et des connaissances disponibles à ce jour (drones, logiciel d’analyse d’images et balises satellites), voici le défi que l’équipe de l’opération #Wings4Sea vous propose de relever ensemble